Sur un PC d’aujourd’hui, faire tourner une Mega Drive ne demande plus aucune puissance particulière. Ce qui demande encore du travail, c’est de retrouver une image et un son qui ressemblent à ce que vous aviez devant vous à l’époque.
Ce guide reprend les menus de Kega Fusion dans l’ordre où ils servent, en s’appuyant sur les fichiers Readme.txt et History.txt écrits par l’auteur, Steve Snake. Ce qui circule largement sans figurer dans ces fichiers est signalé comme tel. Un mot de vocabulaire au passage : en Europe la console s’appelle Mega Drive, Genesis étant son nom nord-américain — celui que vous verrez dans les menus, jamais traduits.
- Kega Fusion : ce qu’il émule, et où en est le logiciel
- Où poser le dossier sous Windows 11
- L’image et le son que vous aviez vraiment
- L’image saccade : les options qui agissent vraiment
- La manette : le piège des six boutons
- Charger vos jeux : ce que Fusion réclame vraiment
- Sauvegardes : SRM, BRM et sauvegardes instantanées
- Quand un jeu se bloque : les options de compatibilité
- Ce que dit le droit français (information générale, pas un conseil juridique)
- En résumé : l’ordre dans lequel régler les choses
Kega Fusion : ce qu’il émule, et où en est le logiciel
La liste des machines prises en charge est large : SG-1000, SC-3000, SF-7000, Master System, Game Gear, Mega Drive, Mega-CD, 32X, Mega-CD et 32X en même temps, Sega Pico et le Sega Virtua Processor (SVP). Le 32X est traité d’une manière inhabituelle : Fusion le considère comme toujours branché et ne le réveille que si le jeu cherche à l’initialiser, si bien que vous n’avez pas à le prévoir. Un réglage Disable 32X permet de forcer le contraire.
Sur la précision, l’auteur écrit ceci — une déclaration datée, non une évaluation indépendante :
« Émule la Mega Drive plus fidèlement que n’importe quel autre émulateur » et « est le seul à pouvoir émuler le Mega-CD et le 32X en même temps » (traduit du Readme fourni avec le logiciel).
La dernière version publiée porte le numéro 3.64 et une mention de copyright de 2010, et dans les notes de cette publication l’auteur explique qu’il s’agit d’une sortie non prévue, faite alors que son matériel repartait au garde-meuble, et qu’il ne se souvenait plus très bien de ce qu’il avait changé depuis. Le développement soutenu s’est arrêté là, et le code n’a jamais été publié : ce n’est pas un logiciel libre et personne ne peut le reprendre. Le site de l’éditeur répond encore, mais sa page de distribution renvoie une erreur 404 (constaté le 12 septembre 2026).
Faut-il cesser de s’en servir ? Non : il démarre instantanément, il est léger, il regroupe toutes ces machines dans une seule fenêtre. Mais d’autres projets sont encore entretenus. BlastEm se présente comme « un émulateur pour les consoles 16 bits et 8 bits de Sega », « libre et open source » (vérifié le 12 septembre 2026). Genesis Plus GX, utilisé comme cœur dans RetroArch, affiche comme objectif l’émulation la plus complète possible du matériel — un objectif affiché, que nous n’avons pas vérifié à la source. ares existe aussi. Nous ne les comparerons pas chiffres en main : un tel classement demande des mesures que nous n’avons pas faites.
Où poser le dossier sous Windows 11
Fusion n’a pas d’installateur : il se contente d’une archive que vous dépliez où vous voulez, et c’est là que se joue la moitié des problèmes rencontrés ensuite. Le programme range sa configuration et ses sauvegardes dans des dossiers créés à côté de lui, or Windows protège en écriture l’arborescence de Program Files. Posez-le là et tout semblera fonctionner, mais les réglages ne survivront pas à la fermeture.
Placez-le donc là où votre compte écrit sans demander la permission : C:\Users\votre-nom\Documents\Emulation\Fusion, ou un dossier à la racine d’un second disque comme D:\Emulation\Fusion. Évitez aussi un dossier synchronisé en ligne : la synchronisation permanente et des fichiers qui s’écrivent en pleine partie ne font pas bon ménage.
L’interface, elle, est uniquement en anglais, ce qui n’est pas gênant : les mots à retenir tiennent sur une ligne — File (fichier), Video (affichage), Sound (son), Options, Config (configuration).
L’image et le son que vous aviez vraiment
C’est la partie où l’on se trompe le plus souvent d’objectif : on croit chercher « la meilleure image » alors qu’on cherche presque toujours à retrouver une impression précise, celle du téléviseur du salon. Les deux ne se règlent pas de la même façon.
Trois façons de remplir l’écran, et ce que chacune coûte
Le menu Video vous laisse choisir séparément la taille de la fenêtre et la résolution de plein écran. Viennent ensuite deux cases qui décident de la forme de l’image.
| Réglage | Ce qu’il fait | Ce qu’il coûte |
|---|---|---|
| Fixed Aspect (Fit) (rapport fixe, ajusté) | Conserve le rapport et fait entrer l’image entière dans la résolution choisie, centrée : 1280×960 au centre d’un écran 1280×1024, 960×720 au centre d’un écran large 1280×768. | Des bandes noires autour. Rien n’est perdu. |
| Fixed Aspect (Zoom) (rapport fixe, zoom) | Conserve le rapport mais remplit l’écran autant que possible : sur un écran large 1280×768, l’image devient 1280×960. | Il manque alors 96 pixels en haut et 96 en bas : une partie de l’interface du jeu peut être coupée. |
| Les deux cases décochées | L’image est étirée jusqu’aux bords sans tenir compte du rapport d’origine. | Les proportions sont fausses : personnages et cercles déformés. |
Fixed Aspect (Fit) ne vous fera jamais rater un élément d’affichage. Zoom se défend si le jeu n’affiche rien d’important tout en haut ni tout en bas — vérifiez-le sur un écran de sélection, pas sur le premier niveau.
Use NTSC Aspect : un réglage devenu explicite
Le même menu propose Use NTSC Aspect. Le Readme indique que cette correction s’appliquait auparavant de façon automatique dans certaines conditions, et qu’elle est devenue une case à cocher. La méthode est simple : chargez un écran que vous connaissez par cœur, cochez, décochez, regardez. L’un des deux vous paraîtra juste, l’autre trop étroit ou trop large ; cette impression est le bon critère.
Scanlines ou pas : la vraie question, c’est l’écran que vous aviez
Avant de chercher un filtre, posez-vous la bonne question. Une image de Mega Drive n’a jamais eu une apparence unique : selon le raccordement utilisé et le téléviseur présent dans la pièce, le même jeu ne rendait pas la même chose. Nous n’affirmerons rien ici sur tel ou tel type de branchement : nous n’avons pas de source de première main sur les usages de l’époque en France, et une affirmation sans preuve n’a pas sa place dans un guide de réglages.
Ce qui reste vrai et suffit à décider : la texture de lignes que beaucoup associent à ces jeux venait de l’écran, pas de la console. Un écran plat moderne affiche des pixels carrés et stables : net, fidèle au signal, et c’est précisément pour cela que certains le trouvent trop propre. Deux intentions, donc :
- L’image la plus fidèle au signal : aucun filtre, Fixed Aspect (Fit), et la luminosité du menu Video seulement si votre écran rend les scènes sombres illisibles.
- Une impression d’époque : c’est de la mise en scène, pas de la précision. Jugez le résultat en mouvement et à votre distance de jeu réelle ; un traitement spectaculaire sur une capture devient souvent fatigant au bout de vingt minutes.
Côté logiciel, ces scanlines existent bel et bien : le menu Video propose plusieurs modes de scanlines, qui se choisissent en même temps que le mode de rendu, et l’historique des versions note l’ajout d’une option « Scanlines 0% » — autrement dit « aucune scanline » — détachée des autres, ainsi qu’un renommage des différents modes. Ce que la documentation d’origine ne donne pas, en revanche, c’est une graduation chiffrée du type 25 % ou 50 % : ces valeurs circulent de forum en forum sans rien derrière. La marche à suivre est donc la vôtre : ouvrez le menu Video de votre copie, comparez les modes proposés sur une scène que vous connaissez par cœur, et gardez celui qui tient encore la route à votre distance de jeu réelle.
Le son : un seul réglage compte vraiment
On lit souvent qu’il faut régler la fréquence d’échantillonnage sur 44100 Hz puis activer SuperHQ. C’est une manipulation pour rien : d’après le Readme, choisir SuperHQ fixe la fréquence à 44100 Hz. Un réglage, pas deux — et il mérite d’être activé : l’auteur écrit que dans ce mode l’émulation des puces sonores est nettement plus exacte et le résultat très proche de la console réelle. Sur un PC moderne, le coût en performance ne se pose plus.
Vient ensuite OVERDRIVE, dont le réglage par défaut n’est pas forcément le bon. Cette option double le volume pour se rapprocher du niveau sonore d’autres émulateurs, mais l’auteur précise qu’elle fait légèrement écrêter le YM2612, la puce de synthèse FM de la machine. Sa recommandation est facile à appliquer — désactivez OVERDRIVE et montez le volume de vos enceintes, le son sera un peu plus propre.
Reste un cas amusant : Fusion propose un filtre censé rapprocher le son de celui d’une console de première génération (le Readme parle d’un « Model 1 Genesis »). Le commentaire de l’auteur sur sa propre fonction vaut d’être cité :
« Réservé aux nostalgiques. C’est bien meilleur sans. » (traduit du Readme)
Ce n’est donc pas une amélioration, c’est un effet : si vous cherchez le meilleur son, l’auteur lui-même vous conseille de le laisser tranquille. Le programme sait aussi enregistrer sa sortie en WAV ou en VGM.
L’image saccade : les options qui agissent vraiment
Le conseil le plus répandu est aussi le moins fiable : « activez la VSync, ça réglera les saccades ». En mode fenêtré, sous Windows 11, cette phrase est fausse, et pas par hasard. Le History.txt est explicite :
« La VSync en mode fenêtré n’est ni nécessaire ni souhaitable sous Vista. Fusion ignore désormais par défaut l’indicateur de VSync lorsqu’il tourne en fenêtre sous Vista. » (traduit du History.txt)
Windows 11 appartient à cette lignée de systèmes où l’affichage est composé par le gestionnaire de fenêtres : votre case VSync est donc ignorée par défaut en mode fenêtré. La VSync est un sujet de plein écran. Si ça saccade en fenêtre, ouvrez le menu Options.
| Option | Ce que dit le Readme | Quand s’en servir |
|---|---|---|
| HIGH PRIORITY (priorité élevée) | Fusion cède du temps aux autres applications : une tâche de fond (antivirus, mise à jour) peut faire chuter la fluidité. Cette option doit nettement améliorer la situation. | À essayer en premier contre les saccades irrégulières. |
| USE ALTERNATE TIMING (synchronisation alternative) | Par défaut, la carte son sert de référence de temps ; certaines cartes ou pilotes ne renvoient pas une information exacte. Peut dégrader le son. | Quand le symptôme est une vitesse anormale : trop rapide, trop lente ou instable. |
| SLEEP WHILE WAITING (dormir pendant l’attente) | Fait baisser le taux d’occupation du processeur, mais le programme rate alors le moment exact où commencer l’image suivante. | À laisser désactivée si vous chassez les saccades ; la cumuler avec HIGH PRIORITY n’a guère de sens. |
| No Frame Skipping (menu Video) | Force la synchronisation verticale même pendant l’avance rapide, où elle est normalement ignorée. | Utile sur un écran à fréquence inhabituelle ; l’auteur signale que le son peut devenir mauvais. |
PERFECT SYNC synchronise par ailleurs les deux processeurs 68000 du Mega-CD ; certains titres n’en supportent pas l’absence et le Readme indique qu’on peut le laisser actif en permanence. Enfin, DISABLE KEY SHORTCUTS coupe tous les raccourcis sauf Échap : la parade contre la sauvegarde instantanée déclenchée par erreur au clavier.
La manette : le piège des six boutons
Voici l’erreur la plus fréquente, et elle ne ressemble pas à une erreur de réglage : vous branchez une manette correcte, vous assignez vos touches, tout répond — sauf que dans les jeux de combat qui supposent six boutons, trois ne font rien.
La raison est dans l’onglet Controllers de la fenêtre Config. Vous y choisissez quel type de périphérique est branché sur chaque port, puis avec quoi vous le pilotez : clavier (Keyboard), manette (Joystick) ou souris (Mouse) ; le bouton DEFINE ouvre l’assignation touche par touche. Côté Mega Drive : manette 3 boutons, manette 6 boutons, souris Sega, Sega Menacer, Konami Justifier ; côté Master System et Game Gear : manette à deux boutons, paddle et pistolet optique.
Si le port reste réglé sur 3 boutons, les boutons supplémentaires de votre manette n’existent pas pour le jeu, quel que soit le matériel. Passez le port 1 (et le port 2 si vous jouez à deux) sur 6 Button Pad, puis refaites l’assignation avec DEFINE.
Fusion gère aussi les multitaps de l’époque : le Sega TeamPlayer, l’EA 4-Way-Play (qui occupe les deux ports) et le J-Cart, où les prises supplémentaires étaient sur la cartouche. Le Readme prévient que les activer sur un jeu qui ne les prend pas en charge peut fausser les commandes : c’est la première chose à remettre à zéro si vos entrées deviennent erratiques.
Côté matériel, restons sur la catégorie plutôt que sur des modèles : ce qui compte, c’est une manette USB à six boutons reprenant la disposition d’origine et une croix directionnelle précise. Il en existe sous licence officielle Sega et d’autres indépendantes ; on les trouve sur Amazon.fr, Rakuten France ou AliExpress, et l’occasion se négocie surtout sur Leboncoin. Nous ne citons pas de prix : ils bougent trop vite pour qu’un chiffre ait encore un sens.
Charger vos jeux : ce que Fusion réclame vraiment
Cet article part du principe que vous possédez les cartouches et que vous en extrayez vous-même le contenu avec un lecteur de cartouches. Nous ne donnons aucun nom de site, de fichier ou de terme de recherche permettant de se procurer ces données autrement — c’est la condition pour que la section juridique ci-dessous ait un sens.
Le chargement passe par le menu File, qui conserve un historique des seize derniers fichiers ouverts (le Readme ne documente pas le glisser-déposer). Reste la question des fichiers de BIOS, sur laquelle le Readme est pourtant net.
| Machine | BIOS | Ce que dit le Readme |
|---|---|---|
| Mega-CD (onglet Sega CD, nom nord-américain) | Indispensable | Le Readme répète que ces fichiers sont requis. Sans eux, rien ne démarre. |
| Mega Drive | Facultatif | Non nécessaire au fonctionnement, mais utilisable si vous le souhaitez. |
| 32X (trois fichiers : M68K, Master, Slave) | Facultatif | Même formulation : non requis, utilisable si vous le souhaitez. |
| Master System et Game Gear | Facultatif | Ni l’un ni l’autre n’est nécessaire au fonctionnement. |
Autrement dit : pour la très grande majorité des usages, vous n’avez besoin d’aucun fichier de BIOS. Seul le Mega-CD en exige.
Sauvegardes : SRM, BRM et sauvegardes instantanées
La fenêtre Config comporte un onglet par machine, et chaque onglet a ses propres dossiers de destination.
- Onglet Genesis : les fichiers SRM (la mémoire sauvegardée par pile dans la cartouche, la vraie sauvegarde du jeu), les fichiers d’état (State), les correctifs Game Genie ou Pro Action Replay, et l’emplacement du BIOS.
- Onglet SMS/GG : les fichiers SxM, les fichiers d’état et les correctifs propres à ces deux machines.
- Onglet Sega CD : les fichiers BRM, les fichiers d’état, la lecture anticipée (ReadAhead) et la mémoire interne, au choix Per Game ou Per BIOS. Le Readme recommande explicitement Per BIOS, beaucoup plus proche de la machine réelle.
- Onglet Extras : le dossier et le format des captures d’écran.
Les sauvegardes instantanées (savestates) sont dans le menu File : Save State As et Load State As vous font nommer le fichier, Save State et Load State visent l’un des dix emplacements numérotés, Change State Slot passant de l’un à l’autre.
Sur les raccourcis clavier, soyons précis : ni le Readme ni le History ne contiennent de tableau des touches par défaut. On lit souvent que F5 sauvegarde, F8 recharge et que F6 et F7 changent d’emplacement ; c’est ce que rapportent de nombreux utilisateurs, mais sans source de première main pour l’affirmer. La bonne méthode ne coûte rien : ouvrez le menu File, l’assignation en cours est affichée à côté de chaque entrée.
Enfin, une sauvegarde instantanée photographie l’état de la machine émulée, pas la progression telle que le jeu la comprend : pour ce que vous voulez retrouver dans dix ans, utilisez aussi la sauvegarde interne du jeu. Et si rien ne s’écrit, le dossier du programme est presque toujours posé à un endroit protégé en écriture.
Quand un jeu se bloque : les options de compatibilité
- AutoFix Checksums (correction des sommes de contrôle) : le piège est que certaines images en ont une volontairement fausse, et les « corriger » les empêche de fonctionner. D’où la règle du Readme, valable dans les deux sens : si un jeu se fige, souvent sur un écran rouge, inversez ce réglage et rechargez-le.
- Disable SRAM : certains titres écrivent dans une mémoire de sauvegarde par sécurité alors que la cartouche n’en comportait pas ; si l’écriture réussit, le jeu se comporte mal.
- Sprite Limiter (Master System) : reproduit la limite d’affichage de sprites d’origine. La désactiver réduit le scintillement, au prix de la fidélité : c’est un choix, pas une correction.
- YM2413FM : une puce sonore supplémentaire que ne portaient que certaines machines japonaises. Si le son paraît étrange sur un titre Master System, c’est le premier interrupteur à essayer.
Reste le réglage de région, dans le menu Options : COUNTRY, avec les choix USA, JAP, EUR et Auto Detect. La détection s’appuie sur l’en-tête du jeu et le Readme signale qu’elle peut échouer quand celui-ci est incorrect ; un ordre de priorité est réglable pour les titres qui fonctionnent dans plusieurs régions. Ce réglage n’est pas cosmétique : les versions européennes de l’époque tournaient à une cadence d’image plus basse que les japonaises et nord-américaines, ce qui s’entend surtout sur le rythme de la musique. Le chiffrage précis de cet écart mérite un article à lui seul.
Ce que dit le droit français (information générale, pas un conseil juridique)
Le Code de la propriété intellectuelle prévoit, à l’article L.122-5, une exception de copie privée : l’auteur ne peut interdire les copies strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective.
Mais cette exception a une condition que l’on oublie systématiquement : elle suppose que la source de la copie a été acquise licitement. Une copie faite à partir d’un support que vous possédez et une copie téléchargée depuis un site illicite ne sont pas deux variantes de la même chose : la seconde n’entre pas dans le cadre de l’exception. D’où le parti pris de cet article.
Deuxième point : l’article L.331-5 encadre les mesures techniques de protection, dont le contournement obéit à ses propres règles, distinctes de la copie privée. L’autorité compétente aujourd’hui est l’Arcom, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, qui a repris les missions de l’ancienne Hadopi.
Ce qui précède est une information générale et ne constitue pas un conseil juridique. Les situations particulières s’apprécient au cas par cas : consultez un professionnel du droit pour une réponse qui vous engage. Les lecteurs de Belgique, de Suisse et du Québec relèvent par ailleurs de règles nationales différentes.
En résumé : l’ordre dans lequel régler les choses
- Posez le dossier là où vous écrivez librement, jamais dans Program Files.
- Sound : activez SuperHQ (la fréquence passe d’elle-même à 44100 Hz) et désactivez OVERDRIVE, en compensant au volume des enceintes.
- Menu Video : Fixed Aspect (Fit), puis comparez avec et sans Use NTSC Aspect. Ne passez à Zoom que si vous acceptez de perdre le haut et le bas de l’image.
- Controllers : réglez le port sur 6 Button Pad avant d’assigner quoi que ce soit avec DEFINE. C’est l’étape que tout le monde saute.
- Vérifiez les dossiers de destination et mettez la mémoire interne du Mega-CD sur Per BIOS.
- Si ça saccade : HIGH PRIORITY d’abord, SLEEP WHILE WAITING désactivée.
- Si un jeu se fige : inversez AutoFix Checksums et rechargez ; vérifiez aussi COUNTRY.
Le reste relève du goût : un guide peut vous dire quelle case coupe l’image de 96 pixels et laquelle fait saturer le son, pas si vous préférez l’image nette d’aujourd’hui ou celle dont vous vous souvenez. Réglez d’abord ce qui est objectif, puis comparez.

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